J'entre en clinique le matin de l'opération attelle et béquilles sous le bras, épilé et douché plusieurs fois à la Bétadine.Après avoir photographié mon genou encore intact sous toutes les coutures, il est l'heure de mettre la tunique de rigueur pour descendre au bloc opératoire.
L'attente est longue, à jeun depuis la veille 23H je suis impatient d'en découdre, l'intervention n'aura lieu qu'à 18H.
Le plus compliqué est de me faire à l'idée que j'ai moi-même décidé de me mettre minable pour plusieurs semaines, voire plusieurs mois en optant pour cette opération.
L'anesthésiste, qui m'a conseillé l'anesthésie générale, me plonge donc enfin dans le cirage.
Je me réveille à 20H et suis remonté dans la chambre à 21H une attelle à la jambe, encore vaseux mais bien décidé à manger enfin quelque chose. Je n'aurai droit qu'à un yaourt et une compote, mais les perfusions feront le reste.
Un cathéter dans l'aine inonde la jambe gauche de morphine avec une pompe, je ne sens plus ma cuisse et du coup pas trop de douleurs à part un ronronnement dans le genou estimé à 6/10. On nous demande de donner une note à l'intensité de la douleur afin de mieux la calmer, il faut apprendre à jauger sa souffrance (0 étant aucune
douleur et 10 le seuil de l'insupportable).J'ai aussi un tuyau qui draine du liquide du genou dans un bocal (redon).
La nuit est brumeuse, entrecoupée de prise de tension toutes les 2 heures.
Je ne bois pas mais bizarrement je pisse beaucoup. Uriner dans un pistolet sur un lit les jambes relevées et la nuit de surcroit, s'avère être un exercice plutôt compliqué.
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