Au petit matin j'ai droit à une chopine d'antalgique qui sera la bienvenue car le genou commence gentiment à me résonner dans la tête malgré la jambe endormie.Les sensations sont toujours vaseuses sans faim ni soif, les bras ballants sur le lit jambes en l'air et dos relevé.
A ma grande surprise le kiné vient me sortir du lit à peine le petit déjeuner terminé.
Je commence les exercices habituels de compression de la main sous le genou. Descendre du lit tient de l'exploit, le genou gauche est complètement bloqué, inerte et surtout très douloureux. La pirouette consiste à lever la jambe opérée avec la jambe valide en croisant les pieds. Une fois debout sur les béquilles, le kiné me traîne dans le couloir avec mes casseroles. Je me rends vite compte que je ne sais/peux plus marcher. Rien ne répond dans la jambe gauche à part une sourde douleur. Les 10 mètres de couloir m'ont mis en sueur, il faut aussi se remettre au lit avec la jambe raide.
La journée se passe devant la télé entre assoupissements et douleurs, ce qui me vaut des recharges régulières d'antalgiques.
Le soir je me fait aider pour aller à la salle de bain en béquilles. Toute une expédition puisqu'il faut traîner un bocal, un porte-manteau de perfusions et la pompe à morphine.
Mais quelle délivrance de pisser une valse verticale!
La 2ème nuit ressemble à la première, entrecoupée de contrôles toutes les 2 heures. Rester sur le dos devient lassant surtout avec la chaleur étouffante le bas de
contention et l'attelle. Les plus simples détails deviennent des problèmes : le talon gauche collé depuis 24H au matelas frôle l'ampoule, et la jambe attelée raide comme du bois rêve de se plier un peu pour se détendre.Les douleurs sont toujours présentes par cycles et j'ai encore droit à des bonus d'antalgique en plus de la morphine.
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