Dès le petit déjeuner terminé on me débranche enfin tous les tuyaux et je prépare le départ sur une jambe.Le kiné me fait travailler une dernière fois avant de partir. J'ai bien cru que j'allais pleurer tant il a du pousser sur la jambe jusqu'à ce qu'elle plie à 90°. Ce fût beaucoup plus douloureux que la veille et j'ai eu l'impression qu'on allait faire péter les agrafes tellement ça tirait. La balade du jour a lieu dans les escaliers où j'apprends à trainer ma patte raide.
Le grand départ arrive ensuite, escorté sur un brancard je sors par la petite porte pour partir au centre de rééducation.
Le voyage dure une bonne heure et après une partie sur autoroute, la conduite devient rock'n roll avec moult virages, rond-points et ralentisseurs qui transforment la route en chemin de croix. Crispé au brancard à chaque secousse je suis en nage et étant parti la jambe en feu la douleur est au taquet en arrivant au centre. Un repas m'attend dans la chambre mais je jongle tellement que je ne peu pas manger. J'avoue que j'ai commencé à regretter l'opération.
Après entrevue chez le médecin qui a reconsidéré mes rations d'antalgiques, l'après-midi fût plus paisible malgré la difficulté à me traîner et à m'installer dans la chambre étroite.
Les repas sont pris dans une salle commune, je dois maintenant me déplacer seul.
Le soir je mange hors du lit pour la première fois depuis l'opération. Rester assis avec la jambe attelée est très douloureux, le repas me semble interminable. Je remonte dans la chambre en sueur avec une fanfare dans le genou, ça promet...
Pourtant l'effet des médicament se fait vite sentir et je passe une soirée
tranquille devant la télé et pour la première fois je m'endors sans avoir mal.La trêve est de courte durée car je suis réveillé par des résonances dans le genou, à me couper le souffle. Obligé de me lever pour atténuer la douleur qui est à 10/10 comme à midi. J'avale 3 des 4 cachets bonus en 2H pour en venir à bout.
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