Premier jour sans douleur.Séance kiné à 8H30, ma première suée avec les béquilles est déjà un lointain souvenir, je me déplace maintenant tout seul dans les longs couloirs de l'établissement. J'entreprends même la descente des 4 étages par l'escalier. Pas de miracle non plus, la jambe est toujours fermement maintenue par l'attelle qui ne me quitte même pas la nuit.
Au programme, exercices de contraction musculaire habituels puis éléctro-stimulation.
La flexion de la jambe à 90° est beaucoup moins pénible que la veille, surtout moins musclée. Question de délicatesse, puisque j'ai la chance d'être entre les mains d'une kiné.
Par contre il est toujours impossible de lever la jambe de la table en étant allongé (sidération musculaire).
Je passe la journée assis sur le lit, il m'est toujours impossible de tenir sur une chaise avec la jambe tendue. Je tente cependant de détendre l'attelle pendant les repas ce qui me permet de fléchir légèrement la jambe et être assis sur les 2 fesses.
Mes camarades de tablée sont diversement amochés et je relativise mon handicap passager, qui a été volontairement programmé, par rapport à ceux qui ne remarcheront jamais après un accident ou qui ont perdu un membre.
Un autre KJ, opéré un mois avant moi, marche déjà aisément sans canne ce qui me donne de bons espoirs pour les semaines à venir.
Première nuit complète depuis l'opération sans être réveillé par la douleur, c'est appréciable. Le plus inconfortable maintenant est de rester la jambe tendue et dormir sur le dos. L'envie de se tourner est presque irrésistible et je rêve de plier le genou. C'est à se demander comment on peu supporter un plâtre pendant un mois.
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